Fiche Produit

 
Chardons béni
Carduus Cirsium
 

Ce beau "chardon" à fleurs jaunes, annuel, brièvement décrit dans la clef ci-dessus, était naguère assez commun dans les champs de céréales et à leurs abords, en région méditerranéenne, où il s'est raréfié au point que l'emploi médicinal en nécessite désormais la culture (herbicides, tri des semences, abandon de l'agriculture sèche collinêenne). Il fleurit de mai à juillet. On récolte la plante entière avant l'épanouissement de toutes les fleurs, au commencement de juin, et on la sèche en un lieu chaud et sec.

PROPRIÉTÉS MÉDICINALES
Le chardon béni a joui autrefois d'une grande réputation et l'on peut dire aujourd'hui que, s'il n'est nullement une panacée, il possède un certain nombre de vertus bien réelles. Il est au premier rang de ces simples amers, si nombreux sous nos climats, dont la gentiane représente le type.
• Usage interne
Macéré à froid dans du vin liquoreux (5 à lOg de pl. sèche en poudre par litre; contact 24 h ; 2 à 5 c. à soupe avant les deux principaux repas; très amer: sucrer), le chardon béni est un excellent stimulant de l'appétit et un très bon tonique utile dans l'anémie, les états d'asthénie. Certains, ici, le placent au-dessus du quinquina. Par ailleurs diurétique et dépuratif, il active l'élimination de l'acide urique, fait régresser les douleurs articulaires et la tension artérielle ; utile adjuvant dans les maladies pulmonaires chroniques (macération aqueuse: 1 c. à dessert de pl. fragmentée pour 200 g d'eau froide ; contact 6 h ; 2 fois par jour). Un remarquable pouvoir bactéricide, bien étudié récemment, justifie l'emploi fébrifuge traditionnel, en particulier dans la brucellose (vin : 2 à 3 verres à bordeaux par jour). Mais la plante est vomitive à forte dose. Il faut aussi la proscrire dans les inflammations des voies digestives, urinaires et biliaires, et chez les jeunes enfants (1/2 dose de 7 à 12 ans).
• Usage externe
Le chardon béni passait pour un bon détersif des ulcères et des plaies de mauvais aspect. Arnaud de Villeneuve (xrv' siècle) assure avoir vu cette herbe guérir un homme dont la jambe était rongée jusqu'à l'os. Simon Pauli (1666) recommandait d'en poudrer les "vieux ulcères chancreux" après les avoir bassinés de son eau distillée. On accompagne alors le traitement externe d'une cure d'infusion ou de vin de la plante. La décoction est efficace sur les engelures.





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