Fiche Produit

 
Aubépine
Crataegus laeuigata
 

Bien que je doive, pour des raisons d'espace, reporter l'étude des arbres et des arbrisseaux à un travail ultérieur, je ne peux passer sous silence. l'aubépine, la belle épine .• lt.Iaftche, l'aubépine des troubadours, l'une des médicinales les plus importantes de notre flore.
L'aubépine est la voisine botanique du poirier, du pommier, du cognassier, Rosacées caractérisées -- par le développement du réceptacle soudé à l'ovaire et deve;- nant charnu à maturité. Arbrisseau buissonnant ou arbuste épineux, très rameux, des haies et des fourrés, I'aubé~pine se reconnaît fàcilement à ses feuilles alternes plus ou moins lobées, et surtout à ses nombreux corymbes
- terminaux- de 10-15 fleurs blanches (parfois rosées), 'Odorantes, à 5 pétales séparés, que suivent des fruits .- subsphériques ou ovoïdes, de 8-10 mm, rouge vif, à
. 1·3 noyaux et chair farineuse, surmontés par le calice ~ -. . persistant C'œil"). Deux aubépines sont répandues dans ftoute la France: le Crataegus laeoigata, ou aubépine ~:.: épineuse, dont les fleurs ont 2 ou 3 styles, dont les ~ feuilles sont faiblement lobées-dentées, et le C. monoL gyna, aubépine à un style, aubépine commune, qui r· n'a qu'un style et dont les feuilles sont profondément r-_lobées ; elles fleurissent toutes deux en mai, la seconde t une quinzaine de jours plus tard que la première. Il
existe des formes transitoires d' origine hybride entre ces
. deux.aùbêpinesdont les propriétés sont identiques,
~ N.B. : La confusion est fréquente entre l'aubépine et _. l'épine noire ou pnmellier sauvage ïPrunus spinosa L.). ~. Contrairement à l'aubépine, cet autre épineux fleurit bien
avant de porter ses feuilles. Ses fruits sont de petites prunes bleu-noir.

RÉCOLTE
La floraison est très brève et la cueillette doit s'effectuer quand les fleurs sont encore en boutons, ou au tout début de leur épanouissement ; plus tard, les pétales se détachent au séchage. On ne cueille que les petits bouquets avec le moins possible de feuilles attenantes (quoique l'herboristerie les vende non mondés). Les
'fleurs seront séchées en un lieu bien aéré, à l'ombre, étalées en couche mince sur une toile; elles doivent à peine jaunir à la dessiccation et conserver leur odeur. Il est préférable de les garder dans des sacs de papier fort, bien clos, ou dans des boîtes de bois, plutôt que dans des récipients de fer ou de verre. A renouveler chaque année. je ne peux passer sous silence. l'aubépine, la belle épine .• lt.Iaftche, l'aubépIn des troubadours, l'une des médicinales les plus importantes de notre flore.
L'aubépine est la voisine botanique du poirier, du . pommier, du cognassier, Rosacées caractérisées -- par le développement du réceptacle soudé à l'ovaire et deve;- nant charnu à maturité. Arbrisseau buissonnant ou arbuste épineux, très rameux, des haies et des fourrés, I'aubé~pine se reconnaît fàcilement à ses feuilles alternes plus ou moins lobées, et surtout à ses nombreux corymbes
- terminaux- de 10-15 fleurs blanches (parfois rosées), 'Odorantes, à 5 pétales séparés, que suivent des fruits .- subsphériques ou ovoïdes, de 8-10 mm, rouge vif, à 1·3 noyaux et chair farineuse, surmontés par le calice persistant C'œil"). Deux aubépines sont répandues dans ftoute la France: le Crataegus laeoigata, ou aubépine ~:.: épineuse, dont les fleurs ont 2 ou 3 styles, dont les feuilles sont faiblement lobées-dentées, et le C. monoL gyna, aubépine à un style, aubépine commune, qui r· n'a qu'un style et dont les feuilles sont profondément lobées ; elles fleurissent toutes deux en mai, la seconde t une quinzaine de jours plus tard que la première.
Il existe des formes transitoires d' origine hybride entre ces
. deux.aùbêpinesdont les propriétés sont identiques,
N.B. : La confusion est fréquente entre l'aubépine et _. l'épine noire ou pommellier sauvage Prunus spinosa L.) Contrairement à l'aubépine, cet autre épineux fleurit bien avant de porter ses feuilles. Ses fruits sont de petites prunes bleu-noir.

RÉCOLTE
La floraison est très brève et la cueillette doit s'effectuer quand les fleurs sont encore en boutons, ou au tout
début de leur épanouissement ; plus tard, les pétales se détachent au séchage. On ne cueille que les petits bouquets avec le moins possible de feuilles attenantes (quoique l'herboristerie les vende non mondés). Les
'fleurs seront séchées en un lieu bien aéré, à l'ombre, étalées en couche mince sur une toile; elles doivent à peine jaunir à la dessiccation et conserver leur odeur. Il est préférable de les garder dans des sacs de papier fort, bien clos, ou dans des boîtes de bois, plutôt que dans des récipients de fer ou de verre. A renouveler chaque année. PROPRIÉTÉS MÉDICINALES
L'histoire thérapeutique de l'aubépine est particulièrement intéressante. A peu près inusitée autrefois (on employait l'écorce des jeunes rameaux comme fébrifuge et les fruits comme astringent, un peu à la manière des cynorrhodons), elle connaît, depuis la fin du siècle dernier, une soudaine célébrité, à la suite des recherches des médecins américains jennings (18%) et Clement (1898). En France, le Dr Leclerc, déjà mis en éveil par un texte anonyme de 1695 et par l'usage populaire de la plante, en Lorraine, dans l'insomnie et les palpitations, entreprit son expérimentation dès 1897.
L'aubépine, que le Pr L. Binet appelle "valériane du cœur", est au nombre des meilleurs végétaux cardiotoniques, antispasmodiques et sédatifs d'Europe. Non toxique, elle pourrait cependant, à doses excessives, avoir une action dépressive sur le cœur et nuire à la cellule hépatique : il faut donc éviter les cures trop prolongées, les couper d'intervalles de repos.
Cardiotonique puissante, l'aubépine régularise la circulation sanguine en agissant simultanément sur le muscle cardiaque et les vaisseaux par l'intermédiaire du système nerveux. La plupart de leurs troubles fonctionnels s'atténuent et peuvent parfois disparaître par l'usage de . cette plante, dont l'action est lente, mais sûre. Son infusion, d'un goût agréable (1 à 2 cuillerées à soupe de fleurs pour 1 tasse d'eau bouillante, 2 à 3 fois par jour, 3 semaines par mois), permet, au bout d'un certain temps, de corriger l' bypertention ou l'hypotension, d'améliorer ou de juguler la plupart des cardiopathies nerveuses : arythmie, tachycardie (palpitations), douleurs de la région cardiaque, essoufflement. Les troubles de la ménopause "trouvent très souvent dans l'aubépine, dit le Dr Leclerc, un agent thérapeutique d'une réelle efficacité". Cette fleur des haies agit aussi dans les maladies cardiovasculaires comme vasodilatatrice et en contribuant à la dissolution des dépôts artériels. Elle s'indique donc encore, en adjuvant, dans l'athérosclérose, l'angine de poitrine, les menaces ou suites d'infarctus. On peut ici lui associer le tilleul, excellent fluidifiant sanguin relégué à tort parmi les tisanes anodines (une bonne cuillerée à soupe de fleurs débarrassées de leur pédoncule et de leur grande bractée, pour 1 tasse d'eau bouillante). Les prédisposés à l'angine de poitrine en préviendront les crises par l'usage régulier (mais modéré) de l'infusion simple.
Le Dr H. Leclerc a vu l'aubépine "agir d'une façon très appréciable chez les malades sujets à des troubles nerveux (angoisse, insomnies, vertiges, bourdonnements d'oreille) dont ni le cœur, ni les vaisseaux ne pouvaient être incriminés" ; cette action sédative est particulièrement nette dans l'insomnie où 1 tasse d'infusion peut parfois mettre un terme à une pénible succession de nuits blanches (voir, à "Ballotte", la recette d'une tisane composée). L'aubépine est une plante dont doivent se souvenir aussi les surmenés, les émotifs, les irritables, ceux qui souffrent de spasmes douloureux de l'estomac d'origine nerveuse.
L'aubépine, d'après certains auteurs, serait anaphrodisiaque.
Les fruits, légèrement astringents, s'emploient en gargarisme contre les maux de gorge.
AUfRES USAGES
A la campagne, autour des prairies permanentes aussi bien.que des jardins, l'aubépine est l'arbuste idéal pour l'édification de haies denses et durables où viendront nicher les passereaux, alliés les plus sûrs du' cultivateur et du jardinier. On peut la multiplier par semis de ses fruits entiers, à la fin de l'automne, mais la levée, très lente (parfois plus d'un an), fait préférer habituellement le bouturage qui s'effectue en septembre dans un sol léger.
Des petits fruits rouges de l'aubépine, qu'on appelle un peu partout "poires d'oiseau", "poires à Bon Dieu", on tirait une boisson fermentée très enivrante, paraît-il agréable (elle diffère peu du poiré). Dans le Midi, une espèce voisine, originaire de Crète, l'azeroHer (Crataegus azarolus L.), est cultivée pour ses fruits comestibles, fouge orangé ou jaunes, gros (2-2,5 cm), les azeroles, délicieux frais ou en confitures. Plusieurs variétés d'aubépines à fleurs roses sont plantées dans les jardins et les parcs.
La croissance lente de l'aubépine fait qu'on ne la connaît habituellement que comme buisson, mais elle peut vivre plusieurs siècles et devenir un vrai petit arbre.

Created by Readiris, Copyright IRIS 2005  Created by Readiris, Copyright IRIS 2005
© poivrecayenne, les plantes médicinales2005
Aromathérapie, Essence de plantes, huiles essentielles, plantes médicinales, medecine par les plantes